Notre pays est Ă lâimage de son Ă©quipe de foot, c'est-Ă -dire en piteux Ă©tat, aussi bien du point de vue moral que financier.
Ce nâest pas la France que lâon aime, celle du siĂšcle des lumiĂšres, de la rĂ©volution française malgrĂ© ses excĂšs, de la rĂ©sistance, de lâappel du 18 juin qui apparaĂźt, mais câest celle du renoncement, du dĂ©faitisme assurĂ©, de lâarmistice de 1940 qui se fait jour.
Ce n'est plus un collectif qui joue, mais le rĂšgne du chacun pour soi, de l'individualisme, du nombrilisme.
Dernier exemple en date, la rĂ©forme des retraites, pour le Sarkozysme, câĂ©tait la rĂ©forme des rĂ©formes, celle de tous les dangers, on allait voir ce que lâon allait voir, maintenant on voit la montagne a accouchĂ© dâune souris.
Cette rĂ©forme nâa rien solutionnĂ©, on a repoussĂ© les problĂšmes Ă plus tard, on a utilisĂ© une nouvelle fois les bonnes vieilles recettes du passĂ© qui nous ont conduit Ă la situation que lâon connaĂźt aujourdâhui.
Plus grave, de lâargent mis de cĂŽtĂ© pour le futur va ĂȘtre utilisĂ© pour boucher les trous.
Ce nâest pas une rĂ©forme, mĂȘme pas une rĂ©formette, câest une bidouille comptable de plus qui va rendre les comptes un peu plus prĂ©sentables pour les 2 ou 3 annĂ©es qui viennent et ensuite on recommencera une nouvelle fois le travail, mais Ă force de tout tirer vers le bas, de tout dĂ©tricoter, notre droit social entre autre, nos arriverons un jour ou lâautre au ras du sol, il nây aura plus aucune marge de manĆuvre, alors que ferons-nous ?
La retraite ne sera-t-elle plus quâun merveilleux souvenir du passĂ© ?
Une époque révolue ?
Ce quâil aurait fallu faire, câest vraiment prendre le problĂšme Ă bras le corps, sans tabou ni prĂ©jugĂ©.
Se donner du temps.
Voir vraiment la réalité des choses.
Etre imaginatif, révolutionnaire à la limite.
Se poser les bonnes questions.
Se fixer comme objectif de tout tirer vers le haut, mais ceci nous oblige Ă remettre beaucoup de choses en cause, en particulier notre systĂšme fiscal, notre modĂšle de dĂ©veloppement, notre modĂšle de sociĂ©tĂ©, ce qui dĂ©plait comme dâhabitude au maĂźtre de lâargent, les rois de l'immobilisme.
Dans cette affaire on demande une fois de plus aux plus faibles, au tiers état de faire la majorité des efforts, comme à la veille de la révolution française.
Si on avait fait un travail sĂ©rieux, prĂ©parant lâavenir, on aurait dĂ» tenir compte de la pĂ©nibilitĂ© au travail, de la durĂ©e de vie rĂ©elle des catĂ©gories sociaux professionnelles, de la condition des femmes, du chĂŽmage actuel des jeunes qui les fait entrer de plus en plus tard dans la vie active avec en prime des contrats prĂ©caires mal payĂ©s, du phĂ©nomĂšne dit de la mondialisation des Ă©changes ectâŠ..de la rĂ©alitĂ© de la vie.
On aurait dĂ» tout remettre Ă plat, prendre le temps de la discussion, de lâĂ©tude et proposer Ă lâarrivĂ©e un projet mĂ©dian acceptable par tout le monde, viable dans le temps.
Câest exactement tout le contraire de ce qui vient dâĂȘtre fait.


François Bayrou était l'invité de l'émission "Mots Croisés" animée par Yves Calvi, lundi 14 juin, sur France 2.
Il a répondu principalement aux questions relatives à l'état des finances de la France, et il a débattu avec Christophe Barbier, Bernard Maris et Eric Zemmour sur les moyens pour résorber les déficits de la Nation
Le Parlement européen a voté aujourd'hui une proposition controversée concernant l'organisation du temps de travail des personnes exécutant des activités mobiles de transport routier. Le débat se résumait à une seule question: l'inclusion ou non des conducteurs indépendants dans la directive temps de travail et finalement le Parlement européen a voté pour les inclure. L'ADLE est d'accord avec la Commission européenne: les inclure dans la directive serait utopique.
Marian HARKIN (indĂ©pendants, Irlande), coordinatrice de l'ADLE au sein de la commission de l'Emploi, explique que la soumission de ces travailleurs Ă cette lĂ©gislation serait extrĂȘmement dommageable pour les petites et moyennes entreprises et conduirait Ă un alourdissement des charges administratives pour se conformer Ă la lĂ©gislation qui est "pratiquement impossible Ă mettre en Ćuvre ".
"Cette loi aura un impact significatif sur les conducteurs et les conduira Ă la faillite Ă un moment oĂč nous essayons d'encourager les entrepreneurs Ă dĂ©marrer. L'ADLE a comme principe de base que les entrepreneurs doivent ĂȘtre libres d'organiser leur temps de travail Ă condition qu'ils respectent pleinement la rĂ©glementation du temps de conduite. Les conducteurs indĂ©pendants sont dĂ©jĂ limitĂ©s Ă un niveau maximum de temps de conduite sans que nous ayant Ă ajouter une autre couche de bureaucratie."
Elle a poursuivi: "Il ya eu un trĂšs haut niveau d'alarmisme Ă propos des questions de sĂ©curitĂ© routiĂšre. Une enquĂȘte menĂ©e par la Commission europĂ©enne ne garantit pas l'inclusion des travailleurs indĂ©pendants dans ce projet de loi sur base de la sĂ©curitĂ© routiĂšre. Notre prioritĂ© doit ĂȘtre une stricte application des rĂšgles du temps de conduite Ă l'aide du tachygraphe numĂ©rique et la prĂ©vention de la fatigue du conducteur en imposant les temps de conduite et les pĂ©riodes de repos qui s'appliquent Ă tous les conducteurs".
Pour plus d'informations
Le Parlement européen a voté aujourd'hui une proposition controversée concernant l'organisation du temps de travail des personnes exécutant des activités mobiles de transport routier. Le débat se résumait à une seule question: l'inclusion ou non des conducteurs indépendants dans la directive temps de travail et finalement le Parlement européen a voté pour les inclure. L'ADLE est d'accord avec la Commission européenne: les inclure dans la directive serait utopique.
Marian HARKIN (indĂ©pendants, Irlande), coordinatrice de l'ADLE au sein de la commission de l'Emploi, explique que la soumission de ces travailleurs Ă cette lĂ©gislation serait extrĂȘmement dommageable pour les petites et moyennes entreprises et conduirait Ă un alourdissement des charges administratives pour se conformer Ă la lĂ©gislation qui est "pratiquement impossible Ă mettre en Ćuvre ".
"Cette loi aura un impact significatif sur les conducteurs et les conduira Ă la faillite Ă un moment oĂč nous essayons d'encourager les entrepreneurs Ă dĂ©marrer. L'ADLE a comme principe de base que les entrepreneurs doivent ĂȘtre libres d'organiser leur temps de travail Ă condition qu'ils respectent pleinement la rĂ©glementation du temps de conduite. Les conducteurs indĂ©pendants sont dĂ©jĂ limitĂ©s Ă un niveau maximum de temps de conduite sans que nous ayant Ă ajouter une autre couche de bureaucratie."
Elle a poursuivi: "Il ya eu un trĂšs haut niveau d'alarmisme Ă propos des questions de sĂ©curitĂ© routiĂšre. Une enquĂȘte menĂ©e par la Commission europĂ©enne ne garantit pas l'inclusion des travailleurs indĂ©pendants dans ce projet de loi sur base de la sĂ©curitĂ© routiĂšre. Notre prioritĂ© doit ĂȘtre une stricte application des rĂšgles du temps de conduite Ă l'aide du tachygraphe numĂ©rique et la prĂ©vention de la fatigue du conducteur en imposant les temps de conduite et les pĂ©riodes de repos qui s'appliquent Ă tous les conducteurs".
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Le SĂ©minaire ADLE sur les "Perspectives et risques de la Nano Technologie", qui se dĂ©roulait aujourd'hui au Parlement europĂ©en, concernait un dossier qui a de fortes rĂ©percussions tant pour les affaires que pour la sociĂ©tĂ© dans son ensemble. Plus de 150 observateurs de la politique, de la science et des affaires ont participĂ© Ă cet Ă©vĂ©nement de deux heures. Au programme il y avait des prĂ©sentations aussi bien du cĂŽtĂ© des consommateurs (BEUC) que du cĂŽtĂ© des entreprises (BASF, nanotechnologies Industry Association) et, enfin, de la Commission europĂ©enne qui travaille sur une politique europĂ©enne sur les nanosciences. âšâš
Deux membres de l'ADLE Cristian Busoi et JĂŒrgen Creutzmann ont pris la judicieuse initiative d'organiser ce sĂ©minaire: âš
Cristian BUĆOI (PNL, Roumanie), qui est Ă©galement le coordinateur ADLE pour la commission marchĂ© intĂ©rieur et protection des consommateurs au Parlement europĂ©en, a dĂ©clarĂ©: "Les nanotechnologies constitue un potentiel extraordinaire pour le progrĂšs technique et pour notre avenir, car elles pourraient jouer un rĂŽle clĂ© dans l'amĂ©lioration de la qualitĂ© de notre vie. Mais nous avons aussi besoin d'Ă©valuer les risques pour la santĂ© humaine et l'environnement. Ces risques doivent ĂȘtre pris en compte dans la rĂ©vision de la lĂ©gislation sur les nanotechnologies, qui devrait trouver le juste Ă©quilibre entre l'exigence de sĂ©curitĂ© et la nĂ©cessitĂ© d'amĂ©liorer les performances des produits que nous utilisons. "
JĂŒrgen CREUTZMANN (FDP, Allemagne) a quant Ă lui expliquĂ© : "Une chose est claire: les nanomatĂ©riaux sont dĂ©jĂ utilisĂ©s avec succĂšs dans la plupart des catĂ©gories de produits de consommation, que ce soit dans le textile, les Ă©crans solaires ou la nourriture. D'autre part, la sĂ©curitĂ© des nanomatĂ©riaux est une prioritĂ© absolue et doit ĂȘtre assurĂ©e par des Ă©valuations approfondies. Je ne voudrais pas accepter un transfert de responsabilitĂ© des fabricants ou des importateurs vers la surveillance du marchĂ©. Tous les produits qui entrent sur le marchĂ© intĂ©rieur doivent ĂȘtre Ă©valuĂ© en fonction des derniĂšres dĂ©couvertes scientifiques. C'est la seule maniĂšre de gagner la confiance des consommateurs dans les nanotechnologies et de contrer les arguments de crainte avancĂ©s par ses critiques. Dans cette perspective, une directive s
Le Parlement européen doit adopter aujourd'hui deux importantes résolutions communes aux quatre plus grands groupes politiques exprimant un message clair et fort aux chefs d'Etat et de gouvernement, à la veille du Conseil européen de Bruxelles qui se réunissent demain à Bruxelles au cours duquel seront finalisées des propositions pour répondre à la crise économique et relancer la croissance.
"Ces derniers mois, le Parlement et le Conseil ont menĂ© un dialogue de sourds", a dĂ©clarĂ© Guy VERHOFSTADT, prĂ©sident de l'Alliance des dĂ©mocrates et des libĂ©raux pour l'Europe. "La mĂ©thode ouverte de coordination n'a pas fonctionnĂ© pour la stratĂ©gie de Lisbonne ces 10 derniĂšres annĂ©es et ne fonctionnera pas pour la StratĂ©gie Europe 2020 les 10 prochaines. Franchement, j'espĂ©rais que le Conseil europĂ©en proposerait pour une fois quelque chose de plus original et de plus consistant, au lieu de nous servir la mĂȘme vieille rhĂ©torique de bonne intention, mais sans aucune dĂ©termination."
Lena EK (SuÚde, Centerpartiet), porte-parole de l'ADLE pour la stratégie Europe 2020 et négociatrice pour les deux résolutions, a également déploré le manque d'ambition manifesté par le Conseil:
"C'est la premiĂšre fois que les principaux groupes politiques du Parlement europĂ©en mettent leurs diffĂ©rences idĂ©ologiques de cĂŽtĂ© pour se concentrer sur les fondamentaux afin de rĂ©pondre Ă la crise actuelle de l'Ă©conomie europĂ©enne. Nos rĂšgles Ă©conomiques doivent ĂȘtres plus strictes, nos structures de gouvernance doivent ĂȘtre renforcĂ©es et notre planification budgĂ©taire doit ĂȘtre restructurĂ©e. "
Les résolutions approuvées par le Parlement cette semaine établissent clairement 5 points :
âą La crise actuelle a montrĂ© les faiblesses du Pacte de stabilitĂ© et de croissance lequel doit dĂ©sormais ĂȘtre renforcĂ© par des sanctions rĂ©alistes pour non-respect rĂ©current et par un contrĂŽle ex ante de la planification budgĂ©taire nationale et des donnĂ©es statistiques.
⹠L'Europe dans son ensemble, mais surtout la zone euro, ont besoin de davantage de gouvernance économique commune, coordonnée et dirigée par la Commission européenne alors que l'approche intergouvernementale est vouée à l'échec.
âą L'UE a besoin d'une stratĂ©gie visant Ă accĂ©lĂ©rer la croissance Ă©conomique et basĂ©e sur une relance du marchĂ© unique et une rĂ©pression de la fraude fiscale, la corruption et l'Ă©conomie souterraine. Davantage de financements innovants, tels que les euro-obligations, doivent aussi ĂȘtre envisagĂ©s afin d'investir dans les infrastructures importantes.
⹠L'Union doit mieux se préparer aux futures crises financiÚres en pérennisant le mécanisme de stabilisation financiÚre à travers la création d'un Fonds monétaire européen.
âą La nouvelle stratĂ©gie de croissance pour 2020 doit ĂȘtre plus ambitieuse et plus volontariste pour garantir le succĂšs des initiatives phares, ce qui passe par une combinaison alliant incitants et sanctions et des engagements budgĂ©taires Ă hauteur des objectifs poursuivis.
Le Parlement europĂ©en rĂ©uni en sĂ©ance plĂ©niĂšre Ă Strasbourg adoptera le mercredi 16 Juin une lĂ©gislation historique octroyant Ă tous les citoyens europĂ©ens le droit Ă la traduction et Ă l'interprĂ©tation quand ils sont soumis Ă un interrogatoire de police ou jugĂ©s dans un autre pays de l'UE dont ils ne parlent pas la langue. La directive peut donc ĂȘtre transposĂ©e dans le droit communautaire car elle a dĂ©jĂ Ă©tĂ© approuvĂ©e par les gouvernements de l'UE au sein du Conseil des Ministres. Avant le vote parlementaire de mercredi, les dĂ©putĂ©s dĂ©battront de la directive lundi soir (14 Juin).
Sarah Ludford (Royaume-Uni, LibDem), rapporteur du Parlement européen qui a mené les négociations avec la « présidence tournante espagnole », a déclaré:
"C'est une premiĂšre mention âtrĂšs bienâ dans deux disciplines et un Ă©vĂ©nement vĂ©ritablement historique. Câest la premiĂšre - et tardive - mesure europĂ©enne sur le droit Ă un jugement Ă©quitable applicable dans le cas dâun mandat d'arrĂȘt europĂ©en et la premiĂšre lĂ©gislation de l'Union europĂ©enne en matiĂšre de droit pĂ©nal devant ĂȘtre nĂ©gociĂ©e au titre de «codĂ©cision» avec les dĂ©putĂ©s plutĂŽt quâĂȘtre dĂ©cidĂ©e par les ministres seulement au niveau national."
"De plus en plus de personnes voyagent au titre du droit européen à la libre circulation, il ya des erreurs de justice inacceptables en raison de garanties de insuffisantes de défense, notamment l'absence de services linguistiques appropriés."
"Les Ătats membres sont prĂ©occupĂ©s par les coĂ»ts, mais la justice au rabais est onĂ©reuse dans les procĂ©dures dâappels, par le manque de condamnations et par la perte de rĂ©putation. Si nous voulons vraiment arrĂȘter les criminels, câest dâune Rolls-Royce de la justice dont nous avons besoin pas de poursuites Ă la Rambo."
Notes a la rédaction
Sarah Ludford, marraine de lâONG Fair Trials International, a Ă©tĂ© active au cours des dix derniĂšres annĂ©es dans de nombreux cas de dĂ©ni du droit Ă la dĂ©fense et Ă la justice, y compris le manque de services linguistiques appropriĂ©s.
Le Royaume-Uni (et l'Irlande) choisissent tous les deux d'opter pour cette mesure, ce qui apporte le soutien entier des 26 Etats de l'UE (le Danemark ne participe dans aucune initiative de l'UE en matiÚre de justice pénale).
La directive signifie que lorsqu'un suspect sera arrĂȘtĂ© ou poursuivi en justice dans un pays de l'UE dont il ne parle pas la langue locale, il bĂ©nĂ©ficiera pour la premiĂšre fois en vertu du droit europĂ©en, du droit Ă une interprĂ©tation de bonne qualitĂ© durant tous les interrogatoires, les auditions et les principales rĂ©unions avec les avocats et Ă la traduction de tous les principaux documents.


François Bayrou était l'invité d'Audrey Pulvar sur I-télé, mercredi 16 juin.
Le président du Mouvement Démocrate est revenu sur la présentation aujourd'hui du projet gouvernemental relatif à la réforme des retraites.

Les agences de notation sont sous les projecteurs de la reÌglementation depuis qu'elles ont sureÌvalueÌ les creÌdits hypotheÌcaires aux Etats-Unis, ce qui a deÌclencheÌ l'effondrement du marcheÌ du logement et la crise financieÌre de 2007. Plus reÌcemment, elles ont essuyeÌ de nombreuses critiques en exacerbant les probleÌmes de dette de certains pays europeÌens et en portant davantage atteinte aÌ leur capaciteÌ aÌ lever des fonds.
Wolf KLINZ (FDP, Allemagne), porte-parole de l'ADLE sur la leÌgislation et preÌsident de la commission speÌciale du Parlement examinant les causes et les conseÌquences de la crise financieÌre, estime qu'une surveillance renforceÌe des opeÌrations de ces organismes par l'Union europeÌenne est d'une importance capitale:
"L'ensemble des propositions d'aujourd'hui visant aÌ renforcer la surveillance, aÌ l'eÌchelle europeÌenne, des marcheÌs financiers et de la gouvernance d'entreprise est un eÌleÌment cleÌ dans la reÌponse aÌ la crise eÌconomique et financieÌre."
"Les agences de notation en particulier, ont manqueÌ de transparence et de controÌle. Le monopole de fait de trois agences de notation mondiales a eÌtouffeÌ la concurrence, alors que leurs sources de soutien financier ont susciteÌ d'importantes preÌoccupations sur des conflits d'inteÌreÌts.
"Par ailleurs, le fait qu'elles interviennent de manieÌre pro-cyclique sur les marcheÌs financiers constitue une entrave aÌ la stabilisation du climat macro-eÌconomique qu'elles influencent, comme nous l'avons vu dans les reÌcents cas de la GreÌce, du Portugal et de l'Espagne. Une grande partie de leurs activiteÌs est donc centreÌe sur leurs propres inteÌreÌts."
"La directive actuelle modifieÌe devrait renforcer la surveillance et assurer une vue d'ensemble de leurs activiteÌs en Europe et accroiÌtre la transparence pour les investisseurs et autres utilisateurs tout en simplifiant l'environnement juridique dans lequel elles opeÌrent.
"L'AutoriteÌ europeÌenne des marcheÌs financiers (AEMF), dans le cadre d'un dispositif europeÌen de surveillance financieÌre, est l'outil ideÌal pour assurer l'eÌtroite surveillance neÌcessaire, le cas eÌcheÌant, l'imposition de sanctions telles que des amendes ou la suspension des licences d'exploitation si les normes ne sont pas respecteÌes".
"Il pourrait y avoir, aÌ terme, la creÌation d'une agence publique europeÌenne de notation qui pourrait eÌvaluer objectivement le degreÌ de solvabiliteÌ des pays, mais deÌnueÌe de tout inteÌreÌt commercial et indeÌpendante de la BCE."

Le ministre iranien des Affaires étrangÚres Manouchehr Mottaki s'est expliqué aujourd'hui devant la commission des Affaires étrangÚres du Parlement européen sur le programme nucléaire de son pays et d'autres questions concernant les relations actuelles entre l'UE et l'Iran.
Marietje SCHAAKE (D66, Pays-Bas), porte-parole de l'ADLE sur l'Iran, a suivi le débat:
"Un dialogue constructif et rĂ©aliste, mĂȘme dans les circonstances les plus difficiles, peuvent donner des rĂ©sultats mais jusqu'Ă prĂ©sent, le gouvernement iranien a montrĂ© peu de rĂ©alisme dans l'Ă©valuation de ses relations avec l'Europe. Alors que le programme nuclĂ©aire iranien est clairement une prioritĂ© majeure Ă l'ordre du jour international, nous ne devons pas ignorer la situation des droits de l'homme en vigueur dans le pays. "
"Le ministre des Affaires étrangÚres est venu réclamer un dialogue, mais n'était vraiment intéressé que par un monologue, refusant de répondre à toute question liée aux droits de l'homme et ne démordant pas que les élections en Iran avait été libres et équitables."
"La qualification de l'Iran en tant que démocratie, soutenue par le peuple, telle que le ministre Mottaki décrit son pays, est une représentation grossiÚrement trompeuse de la réalité, dont nous sommes témoins depuis les élections présidentielles contestées.
"Le régime iranien a manifesté un profond dédain pour la justice et des droits de l'homme. L'impunité l'emporte jusqu'à présent sur la justice." a déclaré Marietje Schaake.
"Il est trÚs important, en tant que représentants élus du peuple européen, que le peuple iranien sache que nous sommes à leur cÎté, dans leur lutte pour les droits fondamentaux et la démocratie."